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Le coin philo de PG ou la mouche du coche

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Le coin philo de PG ou la mouche du coche
  • Diverses réflexions à caractère philosophique de la part d'un non-philosophe, et qui ne sont pas des leçons ! Ce blog de Patrice GOEURIOT contient des textes originaux sur le thème de la philosophie qui demandent l'autorisation de l'auteur pour être cités. Peu importe la personne, mais la Pensée, fût-elle modeste, est utile aux débats d'idées; sachant aussi que je peux me tromper!.....
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14 mai 2026

Mais pour qui sonne le glas?

Mais pour qui sonne le glas?

C'est pour l'écologie politique ! Les dernières élections le confirment.

Mais comment est-ce possible ?

Parce qu'elle est faite de fondamentalisme. Parce qu'elle est avant tout Révolutionnaire. Parce que le vers rouge était dans le fruit vert. Parce qu'elle a hérité du radicalisme de ceux qui pensent qu'il faut redresser les tords pour aller vers le meilleur. Robespierre envoyait les "intordables" à l'échafaud, Staline les envoyait au goulag, Mao les envoyait aux champs ou à la famine. Les écologistes politiques les envoient à la misère.

La Terre, la Nature ne sont pour eux que des "chevaux de Troie". Ils étaient en train de nous berner. L'anti-capitalisme est la sève de leur action. Mais force est de constater que le capitalisme colle au mieux à la nature humaine avec le meilleur et le pire qui coexistent. Penser avec Rousseau ( Jean-Jacques...) que le meilleur était seul au départ (théorie du bon sauvage) est une erreur philosophique. Une erreur humanitaire aussi car elle incarne la justification d'un totalitarisme implacable pour revenir au meilleur.

Et c'est toute l'écologie qui souffre de ce fanatisme!.....

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2 avril 2026

L'inconscient

L'inconscient 

L'inconscient, un volcan la plupart du temps en sommeil durant lequel il peaufine son magma chaotique et qui, sous quelques pressions diverses, vomit sa lave trop brûlante dans une explosion inattendue ou un débordement libératoire. La sensibilité nourrit négligeamment cette chambre magmatique, qui trop gourmande, doit alors expurger le trop plein. Pour des raisons obscures, le potentiomètre réglant la sensibilité est parfois trop finement programmé et le volcan aura de fréquents soubressauts. Le devenir de ce flux vitreux dévalant notre être est fonction du pouvoir refroidissant de la raison. Ou bien il restera chaotique dans une structure vitreuse ou bien deviendra harmonie dans une cristallisation parfaite. Nous avons le pouvoir de transformer le chaos en harmonie, cela relève de la volonté de laiser agir la raison. Quoiqu'il en soit il restera toujours des scories irréductibles qui ralentiront les processus; et pour certains cette étape limitante sera le prétexte de la rancoeur, sera l'expression de l'inconscient négatif.

1 mars 2026

Le couple pour Phil Mag

Le couple
« Et Zeus les coupa en deux ! » Le mythe des androgynes en dit beaucoup plus que ce que l'on croit. La banalisation de l'expression «  trouver sa moitié » a vulgarisé le mythe en oubliant son fondement. Zeus, qui est un tenant de l'ordre, a créé du désordre à cette occasion. Mais l’impérieux  besoin naturel de complétude va créer un nouvel ordre. A l'heure où l'on se pose la question du couple,  peut-être faudrait-il d'abord redéfinir cette notion de couple.  Non, un couple ce n'est pas deux personnes vivant sous le même toit ni dans le même lit en ayant un sentiment de plénitude issu de quelques moments bienheureux  vécus ensemble.  La serrure et la clé ne servent à rien pris séparément.  Mais une clé qui ouvre une serrure c'est une porte qui s’ouvre sur du nouveau,  sur une renaissance. Le couple est une infrastructure qui va permettre de construire et de se construire. Le couple ce n'est pas seulement « recevoir » et être béat de ce don, c'est aussi « donner » . C'est cet échange qui fait un couple.  Cela ne veut pas dire que c'est un mixage, une homogénéisation des pensées de chacun,  mais que l'autre permet de réfléchir sur soi-même jusqu'à faire infléchir parfois sa pensée.  Quand bien même il n'y aurait pas de convergence de certaines d'entre elles, cette altérité doit être ressentie bienfaisante par les deux parties. Parfois la clé peut accrocher dans la serrure,  la résolution de cette friction doit révéler la force du couple. La notion de couple appartenant à une dimension supérieure qui dépasse  chacun,  c'est cette dimension qui doit permettre de surmonter la difficulté passagère.  Si la clé pense que la serrure est en cause, et vice et versa, c’est que cette notion de couple était mal interprétée ou tout simplement pas prise en compte dès le départ. Le besoin d'avoir « une chambre à ou en soi » pour ne plus avoir besoin d'une validation extérieure illustre ce raisonnement biaisé qui ne juge qu'à charge.
 Voir le couple au travers de situations déplorables,  inacceptables, telles les indéfendables féminicides est toutefois,  semble-t-il,  dangereux.  Ce prisme que l'on met en pâture à la jeunesse,  la conduit à penser que tous les hommes sont des salauds prêts à sauter sur tout ce qui est féminin en lien avec un reste d'animalité. Par méfiance les jeunes filles s'en éloigneront naturellement pour se protéger.  Ceci n'est pourtant pas une solution. Défaire le couple, c'est retirer tout un pan de l'architecture de l'Humanité.  Or l'Humanité  c'est avant tout les liaisons qui unissent les individus.  En détruisant certaines liaisons on détruit la notion d'humanité. Les liaisons dues aux couples ne sont pas remplaçables  par des liaisons intercélibataires. 
La désintégration de la notion de couple que l'on vit actuellement est une conséquence du bien-être personnel mal interprété et d’un repliement narcissique . Renier cette notion de couple c'est amplifier l'individualisme : «  le monde entier, et moi, et moi, et moi » chantait un Dutronc.. ….prémoniteur.. ; où cette renonciation  conduira-t'elle   l'Humanité ?
 

10 mai 2025

Moins ou Mieux

A tous ceux qui invitent à  faire « Moins » pour sauver planète :
N’oubliez pas l’Histoire. 8, 10 voire 15 millions d'années d'évolution pour arriver jusqu'à Nous ! Hazard et nécessité mais aussi grâce à des avengardistes, des audacieux, des téméraires qui ont créé  le mouvement indispensable à la survie de l'espèce ; les suiveurs ont pris le temps de s'adapter ! 
Si vous n'êtes ni audacieux,  ni téméraires,  (ils sont minoritaires ) n'entravez pas la longue et difficile marche de l'Humanité avec vos fausses bonnes solutions. 
On nous invite seulement à faire « Mieux » !

31 mars 2025

Qu'est-ce donc que l'ame

Qu'est-ce donc que l'âme ?
Quand j'étais petit  je me la représentais de façon baroque, totalement inattendue. Je la voyais comme une baguette de soucier. Quelque chose en forme de Y, (pourquoi un Y ?....), qui brunissait par le cancer du péché. L'imagination des enfants est fantastique ! 
Mais qu'est-ce donc cette âme à laquelle même les non-croyants font référence ? Le bistouri de l'habile chirurgien ne l'a jamais rencontré , où se cache t'elle dans notre corps?
C'est ce tout petit Rien qui fait que l'Homme est Homme et non animal.
Quatre fois rien ça fait pas grand-chose, dirait Raymond Devos ; oui mais ça fait la différence. Et pourtant, nous venons du monde animal ; alors où l’avons-nous contracter cette âme ? Cette âme qui nous donne une histoire, qui nous pousse à la morale (avoir une grandeur d'âme), qui nous guide vers la justice (en notre âme et conscience ), qui conduit certains vers une Lumière. 
L’âme est un paradigme.
 Les animaux d' Épiméthée n'ont pour eux que leur complémentarité,  ils sont sans paradigme et ont les mêmes attitudes depuis des millénaires et çà leur suffit puisqu'ils ont traversé les âges pour nombre d'entre-eux ; si ce ne sont  les virus qui se transforment mais sans la volonté funeste de nuire à qui que ce soit malgré les apparences. Leur capacité « synapsique »  limitée leur interdit le recul sur eux-mêmes. 
Pour la mythologie grecque,  Prométhée a volé l'intelligence à Athéna et le feu à Héphaïstos pour que l'Homme puisse se débrouiller. Non, l'Homme a reçu une âme ! De qui ?, c'est un autre problème ! N’empêche qu'elle est bien là ! Parfois elle nous pèse (avoir l’âme lourde, avoir du vague à l'âme ) mais que serions-nous sans elle : un zombie ? C'est dans cette formidable usine de l'âme que se distillent  les molécules qui vont faire notre comportement. Mais pourquoi telle molécule pour les uns et une différente pour les autres ? Parce que l’infinité des QR codes que nous avons reçus à la naissance et la conjonction avec les hasards  de notre expérience. L’âme se bâtit aussi, parce que le paradigme s’affine! Il n'y a pas que du déterminisme dans l'âme.
La mort détruit le corps, mais « Paix à son âme » dit-on alors. L’âme est le concentré irréductible de ce qu'est un individu par delà la mort. Ce qui fait parler pour certains, d'éternité. Ce concentré immatériel est un engrais puissant pour les âmes  réceptrices des corps encore vivants.
 
 

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9 mars 2025

Vers une nouvelle démocratie

Vers une nouvelle démocratie 
Est-il nécessaire de rappeler la célèbre phrase de CHURCHILL à propos de la démocratie ? Non, car il s'agit là d'une évidence.  Mais doit-on en rester là et se contenter de vivre dans le moins pire des régimes politiques ? Certainement pas ! La démocratie n'a pas de revers au contraire d'autres régimes,  mais elle a ses limites. Ses limites et pas des limites,  car c'est elle qui engendre ses limites. En tout premier lieu par le fait majoritaire, la démocratie ne sait pas gérer ses minorités  qui se sentent alors délaissées. Elle se dit « universelle » mais dans son application il en est autrement.  Déjà à l'origine athénienne de celle-ci ce caractère universel  était contrarié par le fait qu'une seule partie de la population était concernée par elle. Aux États-Unis la constitution démocratique a longtemps coexisté avec la ségrégation raciale.  Aujourd'hui les effets de communication dans le discours politique supplante largement l'argumentation.  La complexité des problèmes qui se posent, engendre une professionnalisation des hommes politiques  avec en corollaire leur souhait de réélection en caressant leur électorat dans le sens du poil. Le débat politique est remplacé par l'affrontement politique  traduisant la violence de l'opposition de classes et validant de fait la violence que l’on trouve dans  la société . Il est urgent de se sortir de tous ces dévoiements au risque d'une explosion sociale. 
La démocratie n'est pas une sorte l'éther dans lequel l'on se vautre allègrement.  La démocratie c'est ce que nous décidons d'en faire. La démocratie doit être le levier qui permet l'accomplissement des droits universels de l’Homme. Ce levier, il faut le construire et l'actualiser.
Ces toutes dernières années avec la Covid, le recours au 49/3, les émeutes de jeunes voire très jeunes manifestants, des dérapages verbaux plus ou moins conscients, sont apparus et certains ont parlé d'un état antidémocratique en France.  Il ne suffit pas de dire que bon nombre de ces personnes ne connaissent pas exactement le sens du mot démocratique, mais encore faut-il comprendre qu'il existe un malaise dû à  un défaut de prise en considération. Le dérapage populiste n'est alors pas très loin. De suite il faut tordre le coup à une fausse bonne idée,  le placebo du RIP (référendum d'initiative populaire ). On ne gouverne pas en gérant les émotions,  surtout avec le niveau de communication auquel on est. L'émotion ne doit être qu'un starter pour débuter la résolution d'un problème,  en aucun cas elle doit créer le droit car celui-ci risquerait alors d'être simpliste voire incohérent. La démocratie n'est pas non plus le reflet de la pensée d'un peuple car encore faudrait-il que celui-ci soit éclairé.  C'est certainement pour cela que la démocratie athénienne ne s'adressait qu'à une seule partie du peuple. Qu’était la pensée du peuple sur l'avortement,  la suppression de la peine de mort, le traité de paix  entre l'Égypte et l'Israël ? Un état autoritaire est celui qui impose sans avoir éclairer et sans se faire éclairer ! V. HUGO à la fin du XIXÈME siècle faisait déjà cette remarque : qu'elle est la valeur d'une bibliothèque quand on ne sait pas lire ?....
Prendre en considération n'est pas une faiblesse pour un état,  et ne doit pas être qu'une simple compassion.  C'est s'assurer que chacun fait partie d'un tout malgré des différences exprimées. C'est justement là le problème : l'expression du citoyen sans la paralysie du système ! Cette expression ne peut plus se réduire au seul droit de vote qui est une condition nécessaire mais plus suffisante. Sauf dans un cas idéal  que l'imperfection humaine nous empêche d'envisager.  Faute de pouvoir l'atteindre  on peut essayer de le décrire. 
Guidé par « notre énigmatique instinct de vérité »(Nietzsche ) ne pourrions nous pas créer « une communauté de conviction  rationnellement motivée (Habernas) ? Par un dialogue de type platonicien ne pourrions-nous pas exclure l'affrontement verbal au profit d'une réflexion approfondie par le titillement positif des uns par les autres  ( la maïeutique) ? Utiliser le langage dans ce qu'il a de bon, « sans métaphore » (T.Hobbes), pour « faire connaître les idées  de celui qui parle à ceux qui l'écoutent »(J. LOCKE). Autrement dit réinventons l'agora optimisée aux conditions de notre temps ; il y a tant à inventer,  à repenser !
Certes au sein des assemblées représentatives,  en France, il y a des commissions qui réfléchissent sur des problèmes  avec l'intervention de spécialistes,  mais manifestement cela ne suffit pas au sentiment populaire.
Là se pose le problème de la séparation des pouvoirs.  Celle-ci n'est elle pas une illusion démocratique ? Dans un état de droit l’exécutif s'exprime  dans le cadre de la loi mais s'il veut amorcer des évolutions dans la juridiction pour agir de façon efficace,  il faut soit  accorder  à l'exécutif un pouvoir supérieur soit qu'il ait une assemblée à  sa botte pour faire changer la loi. Dans les deux cas on s'éloigne de la démocratie.  Voilà pourquoi la séparation des pouvoirs est une illusion démocratique. De plus une idéale séparation des pouvoirs nie le dialogue,   pour éviter toute collusion. De l'expérience de l'histoire française, un régime démocratique hybride  entre présidentiel et parlementaire a vu le jour avec la V ième République ce qui apporte beaucoup de confusions et de déceptions mais il a apporté aussi de la gouvernabilité impossible avec les constitutions précédentes. Il existe donc une interactivité forte entre les trois pouvoirs. Il pourrait donc naître un dialogue pour la constitution d'une «  communauté de convictions ». On pourrait donc imaginer des ministères- les régaliens principalement- épaulés par un ensemble de députés,  au prorata de leur représentation,  qui analyserait le problème posé  et proposerait un dénominateur commun à sa résolution.  Mais une analyse  verticale, problème par problème, ne suffit pas à l’élaboration d'une politique.  N'en déplaise à certains,  un chef est indispensable pour initier le débat au cours d’une campagne électorale  et surtout l'incorporer,  le rendre cohérent avec une ligne politique  pour laquelle les électeurs ont à voter. C'est certainement là la partie la plus délicate du fonctionnement d'une telle institution.  Les projets de loi seraient alors argumentés par cette micro assemblée,  ils seraient validés pour son adéquation au projet politique proposé aux électeurs,  puis analysés par un conseil de type constitutionnel et enfin entérinés par l'ensemble des représentants du peuple et des territoires regroupés en une seule assemblée. Certains penseront que c'est long  et lourd, peut-être,  mais cela éviterait ces lois de circonstance et serait une émanation d'un consensus  issu de cette micro assemblée.  Les membres gardant leur autonomie pourraient individuellement exprimer la distance qui les séparent du consensus. Si la radicalité n'est pas exactement synonyme d'intransigeance,  il doit pouvoir exister un dénominateur commun non minimaliste pour éclairer l’exécutif. 
Il ne faut donc pas que les représentants du peuple et des territoires soient dans une assemblée à mission d'enregistrement ! Cette assemblée  nationale  unique serait restreinte en nombre et tous les membres seraient dispatchés dans les micro assemblées assistant les ministères.  C'est là la partie active de cette assemblée tandis que le vote final  en séance constituerait son rôle  de contrôle,  et elle pourrait sanctionner des projets qui s'éloigneraient soit du consensus proposé soit de la politique proposée au peuple lors de l'élection.  Le référendum serait un recours pour ces cas.
On comprend bien l'interactivité entre les pouvoirs exécutif et législatif mais qu'en est-il du pouvoir judiciaire ? Le pouvoir judiciaire est une administration dont le rôle est de faire respecter la loi, ce n'est pas une entité politique. On peut donc concevoir un haut dignitaire de la justice, issu des différents corps de la justice,  mais certainement pas un ministre de la justice.  Le pouvoir judiciaire est le garant des libertés et des égalités devant la loi, il doit être entièrement déconnecté des autres pouvoirs. Il recevrait une dotation comme une commune, un département ou une région  La jurisprudence permettra, par exploitation de l'expérience,  de compléter la loi générale émanant des deux autres pouvoirs, ce qui permettra de prendre en compte  tous les cas possibles pouvant s'y rattacher. 


 

16 décembre 2024

La crise climatique, loin du complotisme

La crise climatique, loin du complotisme.


INTRODUCTION 
Moment paradoxal s'il en est ! Je prends mon stylo  mais quelque chose me souffle qu'il s'agit peut-être d'un combat ridicule,  que je me trompe de ne pas penser selon la pensée admise par une majorité dont certains tenants ont une voix autrement crédible que la mienne. Ne s'agit-il pas d'un nième combat à la Don Quichotte ? La réalité ne me suffirait-elle pas au point de vouloir suivre un imaginaire dangereux ? Je voudrais « réveiller » alors que c'est moi qui serait dans un songe grotesque. Et puis, pourquoi prendre le risque de me mettre dans le sillage de partis politiques dont je ne partage pas les autres idées ? Par une action contre-productive pourquoi risquer d'alimenter des sources complotistes ? Il existe donc de multiples freins objectifs qui devraient me faire poser mon stylo  et ainsi abandonner l'idée de soutenir une voix inaudible. 
Mais  si, dans 10, 20 ou 30 ans on constatait amèrement que la voie royale était une impasse.  Si malgré tous les efforts,  aucun résultat ne se faisait jour ! L'Histoire recherchait alors si, à quelques moments, des voix dissidentes avaient existé ou bien si elles n'avaient pas été bâillonnées à tort. Cette recherche serait indispensable pour savoir comment l'Humanité doit repartir à la  conquête de son destin, car les désorientations prises aujourd'hui  auraient fortement déstructuré certains fondements construits sur des millénaires. 
Alors « basta », je sers les doigts sur mon stylo et je poursuis. 
ÉTAT DES LIEUX CLIMATIQUES
Outre des mesures quantitatives climatiques, des observations ordinaires montrent des évolutions notoires de la structure de la Terre. Affaiblissement des banquises polaires, fonte des glaciers montagnards, montée du niveau des océans  avec effondrement des falaises,  assèchement de cours d'eau. Le début de ces évolutions a été remarqué  dans les années 1970 avec une accélération dans la fin du XXÈME siècle.  Au niveau quantitatif,  la température de l'eau des océans,  celle prise sur les continents ont été mesurées  avec une incertitude liée  au trop petit nombre de mesure et à leur positionnement. Des mesures satellitaires ont résolu cette problématique. Des données chimiques ont complété l'analyse de la situation : taux de GES dans l'atmosphère à diverses altitudes,  mesure dans des carottes glacières pour remonter le temps. 
Il existe donc une banque de données que l'on peut considérer comme fiable sur laquelle on peut s'appuyer.  Quoiqu'il en soit une évolution climatique est en cours sur notre Terre. Reste à comprendre son origine ! Du point de vue du raisonnement scientifique,  il était  indispensable de valider  cette étape d'analyse pour pouvoir poursuivre un raisonnement. 
LA DÉMARCHE SCIENTIFIQUE 
Une conduite scientifique peut suivre deux voies possibles  pour essayer de comprendre un phénomène.  L'expérimentation en est la première  à  condition que l'on soit capable de reproduire le phénomène en ne faisant varier qu'un seul facteur à la fois.  Il n'est pas la peine d'aller plus loin, on ne peut pas s'offrir une telle procédure pour le climat. On a donc recours à la modélisation. On va rechercher  par une équation mathématique à se rapprocher au mieux des données disponibles. Les moyens de calcul sont devenus considérables et l'on peut ainsi traiter des problèmes multifactoriels sans difficulté . L'étape la plus délicate est l'énumération de tous les facteurs que l'on pense influant sur le climat. C'est là  qu'apparaît la première faille de la modélisation  car cette détermination se fait dans l’état actuel des connaissances. Les scientifiques du GIEC sont restés longtemps à dire que les émissions volcaniques n'avaient que très peu d'effet sur le modèle. Sauf que, à la suite de l’éruption du Pinatubo une baisse des températures a été mesurée mettant ponctuellement le modèle en défaut. 
Et puis, une modélisation est un raisonnement par abduction.  Ses résultats sont justes mais que probablement vrais. En effet la modélisation optimise le poids des facteurs identifiés en minimisant l’écart des résultats du modèle avec les données disponibles. Un modèle doit toujours être affublé de son coefficient de corrélation.  C'est le pourcentage de chance que le modèle soit vrai. Mais il persiste toujours un doute incompressible qui doit nous donner l'humilité de reconnaître d'avoir intellectuellement  un doute.  On rejoint le doute hyberbolique de Descartes et donc, douter ainsi n'est pas une position complotiste, mais le résultat du raisonnement mené. 
QUE DISENT LES RÉSULTATS DU GIEC ? 
L' augmentation de température observée depuis quelques décennies serait particulièrement due au facteur anthropique c'est-à-dire dépendrait très fortement de l'action humaine. Donc contrôler le facteur anthropique permettrait de pouvoir contrôler les augmentations  de température à venir. Une telle conclusion est obtenue en corrélant les évolutions de température avec les taux de GES mesurés. Déjà dans les années 1990, ce résultat avait été avancé et prédisait des températures en forte augmentation. Sauf que les experts ne disaient pas alors que mathématiquement on pouvait faire passer une tout autre courbe avec le même coefficient de corrélation (remarque faite par des membres de l'académie des sciences à l'époque ). On pouvait donc choisir  deux courbes avec la même confiance . Il n'y avait aucune raison scientifique de faire le choix du GIEC. Ce choix idéologique aura des conséquences plus lointaines sur l'appréciation de ce que l'on appellera la crise climatique. D'autant que plus tard des événements d'écartement de certaines personnes n'adhérant pas au choix du GIEC ne manqueront pas d'avoir des contre-objectifs en pouvant alimenter un courant complotiste.  Même dernièrement les scientifiques émettant des doutes sur le modèle sont dénigrés.  Le plus médiatique de ces événements est donné dans un grand journal qui voulait éradiquer le complotisme. Pour ce faire, un « scientifique » du GIEC donnait son avis sur la position du prix Nobel de physique 2022 qui soutient que le modèle d’échange de température au niveau des océans n'était pas correctement pris en compte dans le modèle du GIEC.  Les propos de ce scientifique interrogé  étaient alors remarquables par son mépris envers un nobélisé -pour qui donc se prenait-il ? – et par son inconséquence par rapport  à un déroulement de tout travail scientifique.  En substance il disait que le prix Nobel n’était pas un climatologue -comme si les échanges thermiques n'étaient pas dans les cordes d'un physicien- et puis, qu'un vrai ( !) scientifique ne devrait pas se focaliser sur les points singuliers qui pouvaient s’écarter d'un modèle,  que l'essentiel était son évolution générale. Voilà une énormité qui fragilise la position du GIEC  et encore une fois peut malheureusement faire progresser le complotisme. Un scientifique est avant tout quelqu’un qui doute.  Ces points singuliers ont forcément une raison de ne pas répondre au modèle  et il est du devoir de tout scientifique  de creuser le problème.  Les résultats de l'expérience du pendule de Michelson  se heurtait à la physique newtonienne,  la théorie de la relativité restreinte a permis de la comprendre !...
Justement à propos de points singuliers,  la catastrophe de l'épidémie mondiale de la COVID19 nous apporte malheureusement un tel point. Nous disions que ce serait bien de pouvoir faire varier à notre guise un facteur qui influence le phénomène suivi. La COVID 19 nous offre de tester l'effet direct d'une diminution de GES sur l’élévation de température. Le quasi arrêt des transports, la mise en veille de la production industrielle ont permis d’émettre 17% de moins de GES durant la période considérée de confinement. Aucune conséquence sur l'évolution des températures mesurées ! On aura beau expliquer que les effets des GES sont cumulatifs,  on devrait, à un moment ou  un autre,  avoir un effet de cette diminution drastique des GES. Or les années suivant la COVID19 n'ont jamais été aussi chaudes. Voilà un petit coup de canif dans la mise en cause principale de l'action humaine sur le climat prédite par le modèle du GIEC. 

QUELLES CONSÉQUENCES À L'ADHÉSION AU MODÈLE .
Alors donc, des milliers d'experts du climat se tromperaient aveuglément ! C'est impossible ! C'est insoutenable ! Peut-être pourraient-ils répondre à  ces allégations,  mais alors pourquoi n'avoir pas pris le soin, préalablement,  d'une communication sans faille ? Ces experts sont des personnes nommées par leur gouvernement,  or dans la communauté scientifique des climatologues il existe des divergences dont on ne parle pas et pour cause. L'esprit de culpabilité issu de racines judéo-chrétiennes serait-il responsable de ces positions ? Pour notre action anthropique sur le climat nous ne pourrions qu'être le principal responsable . 
Pour autant, serions-nous donc de petits anges écologiques ? Non, bien sûr.  Depuis la mythologie grecque nous savons que nous possédons une partie chaotique en nous de laquelle peut naitre de l'harmonie,  mais il existe toujours une part de chaos dans l'action humaine. Nous déforestons outrageusement, nous consommons sans limite, nous gaspillons sans vergogne, nous sommes donc un facteur de la causalité des effets thermiques observés. Au niveau mondial nous avons tout intérêt à rectifier le tir pour aller vers plus d'équilibre,  loi n°1 de l'écologie. En principe chacun pourrait faire un petit quelque chose  dans son mode de vie, pour arranger. Mais cela n'est vrai qu’en considérant seulement la moyenne des actions humaines. Pour aller plus loin il faut considérer le pourcentage par pays, voire par habitant, des émissions de GES pour espérer avoir le véritable impact individuel.

QUELS SONT DONC LES CHIFFRES  DE PRODUCTION DES GES
(source :statistique. développement-durable.gouv.fr édition 2023)

En 2021 les émissions de GES étaient en pourcentage de la production mondiale, l'évolution d’entre 1990 et 2021 et les données par habitant:
Pays         % émission mondiale  % évolution 1990-2021       % émission par hab     évolution 1990-2021
EU                       6,9%                                -27,2%                           8,1%   (France 6,3%)                  -31,6%             
USA                     11%                                 -6,8%                             17,5%                                            -29,5%              
Chine                   29%                                +280%                           10,8%                                             +205%
Arabie Saoudite 1,5%                               +880%                          21,6%                                              +47%
Soute aérienne 0,8 %                               +50,6%      
Soute maritime  1,4%                               +88%
Monde                                                                                                 6,7%                                               +6,3%
Le déplacement d'activité industrielle vers la Chine a permis de diminuer la part de l’EU et des USA .
Le France contribue  pour 1,7% des émissions mondiales en tenant compte de l'impact de ses importations. 
Il est bien dommage que ce soit E. ZEMMOUR qui se soit emparé du sujet. Son manque de crédibilité (justifié) sur d'autres sujets fait qu'il était impossible de dire que la question posée était digne d'intérêt : le jeu de la transition écologique en valait-elle la chandelle ?  Et Mr Jean Jouzel devrait mieux nous expliquer en quoi ce raisonnement serait biaisé. 
Passons outre ces sarcasmes et analysons logiquement la situation.  Les pays encore sous-développés et les pays émergents  ne peuvent se permettre de limiter diverses productions génératrices de GES pour ne pas rester dans la pauvreté voire l'extrême misère. Même si les pays riches aidaient ces pays pour avoir une production plus propre, ces pays ont besoin de produire considérablement plus pour s'en sortir.
Les USA et la Chine émettent pour 40% des GES. Pour des raisons idéologiques et politiques, c'est selon, les gouvernements de ces pays cherchent quoiqu'il en coûte à produire pour soutenir ou accroître le confort de leur population (la Chine toutefois a la volonté  de décarbonner son industrie).
Reste l'Europe (EU) qui contribue à hauteur  de 7% des GES et qui pense guider moralement le monde et est donc prête à se sacrifier pour des objectifs aux effets incertains.
En effet, diviser par 2 d'ici 2050 ses émissions de GES correspond pour l'EU à une production de environ 1800Mt de CO2 en 2050. Les pays n'appartenant pas à l'annexe1 (qui sont les pays développés ) émettent 35061Mt avec un accroissement de 162,9% en 30 ans ; quand bien même ils stopperaient leurs augmentations de production de GES,  l’économie faite par les pays de  l'EU représenterait  seulement 5% de cette production. Dans la réalité  ce serait drastiquement moins car ces pays augmenteront forcément leurs émissions. Si on admet que l'accroissement du taux de GES  est en relation directe avec l'augmentation de température,  cette loi est valable dans les deux sens de variation. Or durant la COVID19 , comme déjà dit, ce taux a diminué de 17%, sans effet ( source Nature Climate Change). Alors…….penser que nos efforts changeraient  quelque chose est illusoire. 
De plus ce gain de moindre production aurait quel coût social pour l’Europe ? Un seul exemple dont personne ne parle : on veut électrifier les véhicules, pourquoi pas ! Mais qui va financer la perte pour l'état des taxes et impôts greffés sur les carburants (41,5 milliards pour la France en 2022)? Ce sera le consommateur d'électricité  qu'il se déplace ou non d'ailleurs, comment faire autrement ? Par ailleurs  cette transition écologique engendre une augmentation des coûts de production en Europe,  cela risque donc d'augmenter nos importations au détriment du travail national et en accroissant la pollution par les transports. 
Cette crise climatique  et la responsabilité qui nous incomberait ont des conséquences psychologiques et philosophiques et c'est surtout cela qui paraît très grave. Donc, il faudrait mieux être sûr que ce que l'on veut imposer soit vraiment pertinent ! Un nouveau mot est né,  l’éco-anxiété . On veut tellement nous faire prendre conscience de nos actes malveillants pour l'écologie que l'on nous matraque de références  au changement climatique , comme pour Othello. La jeunesse en particulier a peur et on la voit se recroqueviller, toute action humaine devenant, pour eux, suspecte pour le climat. Et du point de vue philosophique,  c'est une catastrophe.  L’Humanité s'est battue quelques millions d'années contre ce qui lui était contraire, elle a gagné car elle a cherché des solutions aux problèmes qui lui étaient posés. Elle n'a pas reculé, elle a avancé. Tout le contraire de ce que certains prônent aujourd'hui.  Tel le funambule,  l’Homme ne peut pas s'arrêter sur son fil, il doit avancer pour ne pas chuter. L'immobilisme que l'on nous propose est mortel pour notre civilisation,  l’Homme doit trouver une place non agressive dans la Nature, il ne doit pas en être extrait. Plus que la crise climatique,  ce dont nous devons nous méfier,  c'est de nous-mêmes et de cet esprit négatif.  Et l’élan actuel que l'on veut nous imposer est négatif. Nous  pouvons même retomber dans des conflits analogues aux conflits des frontières qui ont prévalu jusqu'au XX ième siècle.  En partant d'une bonne intention,  redonner du travail aux travailleurs de son pays, nous rebâtissons des frontières invisibles par la frustration des pays émergents et sous-développés avec la réduction du marché mondial.  Si les pays dits industrialisés enclenchent une marche en arrière,  cela équivaut pour certains pays à rester dans leur précarité et leur misère.  C'est du pur égoïsme. Et certains pays disposant de forces militaires  seraient  peut-être tentés de s'en servir.


L'ÉPILOGUE 
La volonté de transition écologique est avant tout idéologique. Nous avons, quelques-uns ont l'ambition de changer le climat en nous imposant des contraintes énormes alors que le vrai bénéfice climatique sera epsilonesque comme on vient de le voir.
Tout ceci prend sa source dans l’écologie radicale qui a pour stratégie  l'heuristique de la peur,  énoncée par H Jonas,  avec le but ultime: la chute du capitalisme. Chute qui n'a pu s'opérer par des révolutions. 
Bien sûr que le capitalisme dans ses excès est source de surconsommation,  de gaspillage,  de baffoument de milieux naturels. Mais il est aussi source de liberté que nous pourrions utiliser pour limiter ses effets néfastes , sans être obligés d'un retour en arrière comme veulent nous imposer quelques extrémistes.
Si vous n’êtes pas convaincus, regardez l'effet idéologique des « verts » allemands après Fukushima.  Ils ont détruit l'industrie nucléaire  allemande avec pour conséquence la reprise de l'utilisation du charbon. Quel bilan !.....Cela doit nous inciter à  réfléchir  et à ne pas catégoriser ceux qui doutent en les mettant parmi les complotistes ou les simples d'esprit. Douter est le début de la sagesse disait Aristote. Alors mettons nous en mode « pause » et réagissons à cette peur qui nous tenaille et nous paralyse inconsciemment l'esprit critique ; ne succombons pas à  l'effet Othello. Dans le génie humain, il y a certainement des solutions à cette crise climatique. Mieux vaut avoir confiance en ce génie que de faire en arrière-toutes .
 

26 septembre 2024

L'envers et l'endroit

L’endroit et l'envers
Il en est ainsi,  toute chose a son revers, et la radicalité apportée au côté pile fait toucher du doigt le revers, d'autant plus rapidement. Ainsi, quand cet élan fructueux vers l'écologie oublie d'être cohérent il nous conduit tout droit au revers du repli sur soi-même. Vouloir l'autonomie de la culture du haricot vert, refuser les produits exotiques car on doit les transporter, relocaliser la fabrication de vêtements, parait évident. Pour autant cela sème le germe de la fermeture sur soi-même,  cela construit des frontières invisibles  qui nous ré-enferment dans notre pré carré,  cela nous ouvre à l'égoïsme. On n’a voulu voir que les monstruosités avérées de la mondialisation , pourtant celle-ci a fait reculer la pauvreté dans le monde, celle-ci était une ouverture. Cette sentence lénifiante : c'est bon pour la planète, peut se doubler de : c'est mauvais pour les humains. La Paix n'est pas inéluctable,  elle se mérite par des décisions politiques qui n'excluent pas, qui n'enferment pas. Il ne semble pas dans ces conditions que le chemin sacré que l'on veut nous faire prendre soit, à terme, le meilleur .
 

24 septembre 2024

Que va penser l'Histoire ?

Que va en penser l'Histoire ?
Que restera-t'il de notre époque pour nourrir l'Histoire ? Sans aucun doute les avancées scientifiques et technologiques seront au rendez-vous, mais que penser des « choses » humaines ? Il restera que ce début du XXIE SIÈCLE aura été celui de la peur, de l'angoisse, de la préférence d'un statut figé , d'un repli dans son pré carré,  d'un rapport difficile à l'effort. Des rabotages des différences plutôt que des louanges à l'altérité . De la sacralisation de l'individu couronné d'égoïsme au dépend de l'intérêt du groupe, soit une néandertalisation des comportements.  On retiendra qu'incapable de résoudre la misère du monde,  il jettera le voile pudique du bien-être animal pour faire semblant de ne pas la voir et se croire aussi plus civilisé. …Cette époque sera vue comme l'apothéose de l'acte de contrition permanent, mea culpa, mea maxima culpa, accompagné souvent d'anachronismes indéfendables. En route vers l'Olympe et son calme lénifiant. Une époque prolifique en lois qui veulent tout régenter,  qui liment la curiosité et l'esprit critique pour imposer l'uniformité d'une pensée unique  car supposée la meilleure pour tous, soit une forme de stalinisation . Une époque qui, après la barbarie des guerres mondiales,  choisira la violence au quotidien plutôt que le dialogue.  En architecture on verra que l'on a été capable de restaurer merveilleusement Notre Dame de Paris mais que les constructions nouvelles ne seront qu'éphémères ; quel sera le patrimoine que nous laisserons .  On retiendra que l'on avait le chic d'habiller les choses pour les rendre acceptables et nourrir ainsi notre déni de la réalité. 
En résumé notre époque,  par manque d’aventuriers,  par manque de philosophes capables de nous ouvrir les yeux et de se heurter à  l'unanimisme,  mais fascinée  par la déconstruction,  par l'hymne à la décroissance, par l'aspiration à une  vie « pépère  », notre époque va à l'encontre de l'Histoire globale de l'Humanité. « Hasard et Nécessité », nous voulons conjurer le hasard et bayonner la nécessité . Le pire n'est pas dans le réchauffement climatique  ou de grandes pandémies,  il est en chacun de nous qui adhérons à cette époque qui ne fera que quelques lignes dans les livres d'histoire pour monter comment une civilisation est capable de s'autodétruire en ayant pourtant le sentiment qu'elle progresse !
Ces propos seront certainement qualifiés de pessimistes, voir de paranoïaques et d'étroitesse d'esprit,   ils ne veulent qu' être lucides ; ils  demandent simplement  que chacun ne se laissent pas entraîner par la vague bien-pensante et se mette en harmonie avec le sens observé  de l'histoire humaine. 
 

24 juin 2024

Fake news: "the big" problème

Fake news : « the big » problème !
Au XVI ième siècle ceux qui osèrent dire que la Terre n'était pas plate ont connu les pires problèmes.  Au XIX ième,  la théorie de l'évolution se heurta farouchement aux concepts bibliques et,  Adam et Eve n'ont pas abdiqué  rapidement. 
Mais c’était des temps où on laissait le temps au temps. On prenait le temps du recul. On attendait le sceau scientifique  pour faire son opinion. En fait ceci était conjoncturel,  la technologie ne permettait pas encore l'accélération du temps et l'on bénéficiait alors, sans le savoir, du temps nécessaire pour qu'une  opinion  devienne une constante universelle. 
A ces époques donc, ces informations doivent être considérées initialement comme des « Fake news », comme on dirait aujourd'hui.  Napoléon III utilisera la « dépêche d'Elms » pour déclarer la guerre à la  Prusse  en 1870, dépêche qui peut être assimilée à  une fake news  émanant de Bismarck. 
Qu'en est-il aujourd'hui, alors que la technologie numérique a envahi nos vies ? A part quelques farfelus,  personne revendique désormais  la platitude de notre planète. Mais la malice humaine trouve là un outil inespéré pour exercer ses méfaits. Déstabiliser la politique, l’économie,  la défense  d'un pays est possible, rendant ainsi le monde plus dangereux. Il y a aussi l’élaboration de nouvelles consciences. Qui peut assurer que cela se fasse sans mauvaise intention . Certains veulent imposer leur vision en faisant croire que ceux qui ne la partage pas sont des ringards. Les modes de diffusion de l’ information ayant changé et la vitesse de cette information rejoignant celle de l'électron,  la force de frappe peut être extraordinairement imposante , même si elle est relayée par de parfaits incompétents. C'est le syndrome Othello, la rumeur prenant le pas sur le factuel. Que devient alors la liberté d'expression si la majorité a dicté la voie et bâillonné  votre voix ? Le doute hyperbolique de Descartes  est remisé dans la poubelle des encombrants dans laquelle  se trouve ce qui devrait y être et puis donc ce qui mériterait une réflexion complémentaire, rationnelle et dépourvue d’émotion qui est parfois male conseillère. 
Qui peut assurer intellectuellement que toute information n'est pas une Fake news ? Si l'on est honnête : personne ! Les modes, le sensationnel,  le risque de passer à côté d'une information majeure ne nous aident pas à trouver la sérénité. Si la vraie presse ne veut pas tomber dans ces travers, pour se démarquer des réseaux sociaux,  elle se doit d’être scientifique . Les bonnes sources ne suffisent plus. Il faut un choix rigoureux des mots et être sûr que ce qui est présenté soit aussi rigoureux qu'une publication scientifique. Aujourd'hui  les approximations des présentateurs d'informations ne mettent pas en confiance et leurs dires  peuvent alors être pris conséquemment pour Fake news. Il faut  que l’informant donne confiance afin qu'il  retrouve de l’autorité, et la confiance se gagne aussi par une justesse sémantique  des propos. Un seul exemple, la modélisation d'un phénomène est un raisonnement abductif, ce n'est pas une démonstration . Une démonstration  n'est pas contestable si elle est correctement menée ; une modélisation comporte un facteur de confiance donc une probabilité qu'elle ne soit pas vraie, et donc que l'on peut contester  rationnellement sans être pris pour un complotiste. Dire qu'il s'agit d'une démonstration au lieu d'une modélisation  c'est imposer un concept sans discussion possible, c'est donc une Fake news. Bien que bien intentionné,  un journaliste pourra induire une perte de confiance dans ses propos si ceux-ci ne sont pas bien sécurisés. Il n'y a donc pas seulement les informations volontairement fausses qui sont dangereuses . Il va donc falloir faire un grand retour sur nous-mêmes, il va falloir de la précision dans l'argumentation, de la justesse dans les mots utilisés. Tous les passeurs de connaissance ne devront pas seulement se contenter de donner une information, il faudra qu'ils la rendent inattaquable sur le champ pour transformer cette information en connaissance. Au XVII ième siècle T. HOBBES en faisait déjà le constat, qu'avons-nous fait depuis ?.... !


 

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